Brest

Photos & Cartes postales anciennes

La rade de Brest forme un immense bassin naturel de 15 000 ha, capable de contenir toutes les flottes de guerre de l’Europe, elle est défendue par de nombreuses batteries et ouvrages fortifiés qui constituent autant de vestiges du fameux mur de l’atlantique. La profondeur exceptionnelle de Brest lui permet de recevoir les plus gros navires actuels.
Faute d’être un grand port de commerce, parce que trop éloignés des complexes industriels européens, Brest, qui dispose de facilités portuaires remarquables, a misé sur le développement de son port pétrolier. Celui-ci est capable de recevoir des « supertankers » de 250 000 à 500 000 tonnes.

Marins à l'embarquement Brest

Depuis 1960, Brest a fait un gros effort pour le développement de l’enseignement supérieur. L’aboutissement a été, en 1968, la création de l’Université de Bretagne occidentale, 3ème université de l’académie de Rennes, essentiellement orientée vers l’océanographie et l’agriculture.

Histoire

Les Romains avaient à l’emplacement de Brest (contraction de Beg Rest: la corne de bois), un poste militaire et une forteresse, à l’extrême pointe de la forêt de Landerneau, une bourgade de pêcheurs existait au im siècle et appartenait aux comtes de Léon. L’un d’eux, nommé Morvan, éleva un premier château.

Ferlage des voiles à l’Ecole Navale de Brest

La ville ne prit d’importance qu’à partir du XIIIème siècle. En 1342, le roi d’Angleterre, Edouard III, allié de jean de Montfort, prétendant au duché de Bretagne, s’empara de Brest et y mit garnison. Du Guesclin tenta en vain de délivrer la ville (1373) qui ne fut rendue au duc Jean IV, malgré de nombreux sièges, que plus d’un demi-siècle après, en 1396. Lors des guerres de l’indépendance de la Bretagne, la duchesse Anne
appela les Anglais à son secours, mais l’armée du roi, qui s’était emparée de Brest, s’y maintint, et le 19 décembre 1491, le mariage de cette princesse avec Charles VIII mit fin à la lutte.

Bateaux de pêche débarquant leur poisson à Brest.
Les bateaux de pêche débarquant le poisson

En 1631, Richelieu commença la création réelle du port et des arsenaux. Vauban, qui fit de la Bretagne une véritable forteresse, construisit de nouvelles fortifications à partir de 1683. En 1694, il infligea une sanglante défaite à une flotte anglo-hollandaise dans l’anse de Camaret. Avec ses 8 000 habitants, Brest devient alors le premier port de guerre français. Durant le XVIIIème siècle, Brest continua son développement et augmenta ses défenses. L’ingénieur Dajot y travailla et traça en même temps la promenade qui porte son nom. En 1750 fut construit le bagne de Brest dont l’existence devait durer près d’un siècle.

La rue de Siam à Brest
La rue de Siam

En 1776, Brest comptait 22 000 habitants qui tiraient pour l’essentiel leur activité du port militaire. Mais, deux siècles après les grand travaux de Vauban et l’impulsion de louis XIV, Brest trouva une nouvelle vocation avec avec la réalisation en 1865 de la voie de chemin de fer qui relie la ville à Guingamp et paris. C’est aussi la période du navire à vapeur : création de forges et d’ateliers de chaudronnerie, parcs à charbons. Sous le Second Empire, Brest devient un grand port d’armement. Il le restera jusqu’au dernier conflit mondial : la flotte française se retire en Méditerranée.

Après avoir largement utilisé les aménagements portuaires pour leurs sous-marins, les Allemands font sauter toutes les installations militaires avant de capituler. La cité de Brest, quant à elle, sort mutilée des bombardements infligés par les aviations alliées, et bien que beaucoup de brestois soient partis se réfugier au coeur de la France, le nombre des victimes civiles est élevé.

Cérémonie druidique aux Fêtes Celtiques de Brest en 1908.
Fêtes Celtiques de Brest en septembre 1908. Cérémonie druidique.

La commune de Brest s’agrandit de façon importante en 1945, lorsque commence sa reconstruction, en absorbant trois communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Les habitants réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions rentrent alors reconstruire sur les décombres du vieux Brest une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon ; une ville enfin hygiénique (Brest d’avant guerre était connue comme l’une des villes les plus insalubres de France), débarrassée de ses remparts et aplanie (alors que la ville était très vallonnée jusque là). Du vieux Brest il ne reste aujourd’hui quasiment rien . Seuls le château et une partie de Recouvrance dont la rue Saint-Malo et les faubourgs ont résisté aux bombes et à la reconstruction.

Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.

La rue de Paris à Brest
La rue de Paris

Patrimoine

L’église Saint-Louis

Construit de 1953 à 1958 sur l’emplacement de la précédente, détruite en 1944, cet édifice est l’oeuvre des architectes Yves Michel, Jean Lecaille et Jacques Lechat. Le mur de façade, le flanc gauche et l’abside sont en pierre jaune de Logonna-Daoulas, le flanc droit et le clocher en béton armé. Le choeur s’élève à 5,50 mètres au-dessus de faîtage du toit pour former une sorte de baldaquin au-dessus de l’autel. Le sanctuaire est flanqué sur la droite de la chapelle de Saint sacrement. Les baies, hautes de 15,50 mètres sont garnis de vitraux dus à Maurice Rocher. La grande verrière du choeur, consacrée à saint Louis, est l’oeuvre de paul Bony. Le maître-autel, en marbre noir veiné, est décoré de sculptures.

Rue d'Aiguillon à Brest
La rue d’Aiguillon et le théâtre

Le pont de recouvrance

Lancé à 22 mètres au-dessus de la Penfeld, remplace depuis 1954 le vieux pont tournant de 1861, détruit en 1944. c’est le plus grand pont levant d’Europe. Sa travée métallique mobile, longue de 87 mètres et pesant 530 tonnes, peut s’élever, en 150 secondes, à 26mètres au-dessus de la position normale. Du pont, on découvre une très belle vue : en aval, sur le château et l’embouchure de la Penfeld, en amont sur le fjord encaissé de la Penfeld qui constitue la partie ancienne du port de guerre et où s’alignent les bâtiments de l’arsenal. Le pont relie la ville au quartier de Recouvrance, situé sur la rive droite, et qui a été lui aussi reconstruit depuis 1945.

La Tour de la Motte-Tanguy

Ancienne bastille de Quilbignon, qui fut le siège de la justice féodale jusqu’en 1580. bien dégagée et entourée de jardins, cette tour abrite l’intéressant musée du vieux Brest. On peut y trouver de la documentation sur Brest, ses fortifications, son port, le bagne, crée en 1751 et qui pouvait recevoir 3 000 condamnés, Brest avant la Révolution, durant la seconde guerre mondiale et dans la littérature.

Le Château

Il remplaça au XIIème siècle l’ancien castrum romain et appartenait aux comtes de léon jusqu’au milieu du XIIIème siècle, puis passa ducs de Bretagne. La forteresse, qui conserve ses substructions antiques, date en fait des XVè et XVIè siècles. Le fornt Est, tourné vers la ville, est bordé de jardins avec un monument à la gloire du « Narval », sous-marin qui continua le combat après juin 1940 et disparut en opération. À l’intérieur de l’enceinte se trouve la Préfecture maritime. À l’entrée, le ravelin, sorte de Barbacane du Xvème siècle, précède la porte fortifiée (1465) qui s’ouvre au milieu de la courtine, face à la ville, entre deux grosses tours.

La porte du Château de Brest
La porte du Château de Brest

Le Viaduc de l’harteloire

Long de 634 mètres, le viaduc a été construit en 1948-1950. cet édifice domine l’hôpital maritime, puis enjambe la vallée à 43 mètres au-dessus du niveau de la Penfeld. Il commande une excellente vue sur l’ensemble de l’arsenal : vers l’amont, on voit très bien les deux bassins et les anciennes cales de construction de la presqu’île du Salou. Sur les deux rives, les vastes plateaux apparaissent tout couverts de constructions neuves, donnant ainsi une idée de l’extension actuelle de l’agglomération brestoise.

Festivals et évènements

Fête internationale de la mer, des bateaux et des marins

Tous les 4 ans, depuis 1992, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins. Le clou de la fête est la grande régate pendant laquelle l’ensemble de la flotte navigue de Brest à Douarnenez où se prolonge la fête, en longeant la côte rocheuse et découpée de la pointe Bretonne, et passant pour beaucoup entre les Tas de Pois.

La dernière édition de la Fête Maritime de Brest a rassemblé plus de 1 000 navires différents et près de 9 000 marins de 25 nations différentes. Des spectacles de musique live, des expositions, des conventions, des défilés et d’autres événements se dérouleront sans interruption dans le centre-ville et sur le front de mer pendant toute la durée du festival. Il ne faut pas oublier que la Fête Maritime de Brest reçoit chaque année quelques-uns des plus grands et des plus beaux grands voiliers.

Ne manquez pas la parade des voiles si vous avez l’intention de rester un moment. Le départ simultané de centaines de voiliers de participants au festival à travers la baie de Brest est tout simplement étonnant. Il devrait y avoir au moins un feu d’artifice pendant toute la durée de l’événement, et nous espérons que de nombreux navires participants offriront des possibilités d’hébergements à ceux qui accueillent des invités.

Vous entendrez peut-être aussi le « Tonnerre de Brest », qui est le son d’un coup de canon indiquant l’ouverture et la fermeture du port chaque jour.

Partie de loto à bord d'un navire de la Marine Nationale
Partie de loto à bord d’un navire de la Marine Nationale

Les Jeudis du Port

les jeudis du portTous les jeudis soirs d’ été depuis 1988, la Ville organise les Jeudis du Port, soirées de concerts gratuits et d’arts de la rue sur les quais du port de commerce, qui font rimer qualité artistique et succès populaire.
La Kevrenn Brest Sant-Mark

Festival Kevrenn Brest Sant-mark

Tous les ans au mois d’avril, la Kevrenn Brest Sant-Mark lance le Printemps des sonneurs, qui permet à dix à vingt bagad de présenter au public leur répertoire de la saison à venir, après un défilé des différents bagadoù. Il se termine par un « triomphe » où les quelques centaines de musiciens jouent ensemble sur les marches de la Mairie, place de la Liberté. Cette fête a pour origine le cinquantième anniversaire de la Kevrenn Brest Sant-Mark qui avait été créée pour récolter des fonds pour aider les victimes de l’explosion de l’Ocean Liberty en 1947.

Le marché aux puces de Brest
Le marché aux puces

Cartes postales anciennes du Finistère