Douarnenez

Photos & Cartes postales anciennes

Douarnenez est une commune du Finistère en Bretagne. Port de pêche florissant jusqu’à la fin des années 1970 et début 1980, il a connu un très net déclin depuis. L’activité de la pêche y est aujourd’hui marginale mais de nombreux bateaux y débarquent leur pêche. Douarnenez est le 3ème port breton en tonnage débarqué. Devant la raréfaction des espèces saisonnières telles que le maquereau et la sardine, Douarnenez se tourne de plus en plus vers le chalutage et la pêche au thon. De même que Concarneau et Lorient, la pêcherie douarneniste exerce une certaine attraction sur la main-d’oeuvre du Sud-Finistère.

Le port de Douarnenez

Ses habitants portent le nom de Douarnenistes. La commune fut agrandie en 1945 en fusionnant avec les communes voisines de Ploaré, Pouldavid et Tréboul. Grâce à ses plages, Douarnenez est une importante station balnéaire, bien équipée en hôtels, terrains de camping, centre de thalassothérapie, sans compter les possibilités offertes pour la « plaisance » et la pêche sous-marine.

Histoire

Selon la légende de la ville d’Ys, une cité prospère et insoumise aurait été construite jadis dans la baie, avant d’être engloutie par l’océan en guise de punition divine. Cette légende, mise en forme au XIIe siècle, recrée un passé mythique à la Cornouaille en se basant sur des personnages historiques ayant marqué la région avant l’an mil et l’époque des invasions scandinaves.

Au début du XIIe siècle, l’évêque de Cornouaille, Robert, fait don de l’île de Saint Tutuarn au monastère de Marmoutier (près de Tours en Indre-et-Loire). Cette île a été identifiée avec l’île Tristan et son nom ancien, qui fait référence à saint Tudy, pourrait être à l’origine du nom de la ville. Une autre explication étymologique courante est

que Douarnenez vienne de la déformation du breton « douar an enez » qui signifie « la terre de l’île ». L’acte de donation indique qu’une église existait déjà, plutôt un petit monastère qu’une église paroissiale. Quant au don, il semble avoir eu comme but un renouveau dans la vie religieuse du diocèse.
À l’époque des Guerres de Ligue (1576-1598), le bandit Guy Éder de La Fontenelle profite de la situation pour brigander la Bretagne et plus particulièrement la Cornouaille et la région de Douarnenez. L’ile Tristan est un moment sa base. Le consensus de mise à la fin des guerres de religion le voit même se faire confier la gouvernance de l’île. Finalement convaincu d’intelligence coupable avec les espagnols et sans que soit oublié le souvenir de ses massacres, il fut roué en place de Grève en septembre 1602. À l’époque de Louis XIV, la commune fut connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges (1675).

Place de la Croix à Douarnenez
Place de la Croix

En 1921, Douarnenez devient la première municipalité communiste de France avec l’élection de Sébastien Velly. En 1924, la grève des Penn Sardines, les sardinières de Douarnenez connu un retentissement national.

Patrimoine

L’Église Saint-Herlé

La construction de la façade occidentale remonte à 1548. La nef, les murs du bas de celle-ci, ainsi que le porche sud sont édifiés peu après. La tour, haute de 65 mètres, inspirée de la cathédrale de Quimper et de l’atelier de Saint-Herbot, est l’une des plus hautes de Cornouaille. Les guerres de la Ligue interrompent les travaux qui ne reprennent qu’en 1603 avec l’achèvement de la flèche et de certains clochetons. Vers 1660, le chevet à pans et les contreforts sont peut-être construits en réutilisant certains remplages. L’église est alors composée d’une nef de cinq travées, de deux collatéraux, d’un transept et d’un choeur.

Le Port de pêche

Orienté à l’Est, il se divise aujourd’hui en « Nouveau port », au Nord, et le port de Rosmeur au Sud. Le port de Rosmeur, réservé au sardiniers et qui assèche à marée basse, est celui qui offre l’aspect le plus attractif, surtout à l’heure du départ ou du retour des bateaux. Aux mâts des bateaux au repos et du toit est dominé au Sud par les coteaux de Plomarc’h ombragés d’arbres.

Le Grand Port de Douarnenez
Le Grand Port à l’arrivée des barques de pêche

Le nouveau port, réservé aux chalutiers, offre un bassin rectangulaire en eau profonde,encadré de jetées dont la plus longue s’appuie sur l’ancien îlot rocheux de Flimiou. Il est bordé au Sud et à l’Ouest de castes terre-pleins, avec les bâtiments de la criée équipés de monte-charges, chariots électriques, et autres perfectionnement.

La criée

Les travaux portuaires sont ébauchés avant la Seconde Guerre mondiale et repris ensuite. Les digues formant le nouveau port s’appuient sur le rocher Le Flimiou et sur le musoir du môle du Rosmeur, édifié au xixe siècle. Afin de créer un port en eau profonde, sable et vase sont dragués, pompés et accumulés derrière les quais élevés dans le bassin. C’est sur le terre-plein ainsi établi que sont édifiés, par tranches successives, les bâtiments de la criée, de la halle à marées et des ateliers de mareyage. Le slipway, nécessaire aux réparations et à l’entretien des bateaux, est installé en 1964.

La rue des halles et le marché de Douarnenez
La rue des halles et le marché

Cette fontaine abrite une statue en bois de saint Pierre, copie de l’ancienne qui date du xviiie siècle, désormais mise à l’abri. Les marins pêcheurs venaient invoquer saint Pierre, leur patron, à cette fontaine. Lors des départs des bateaux pour la Mauritanie, où se pêchaient certaines variétés de langoustes, les familles venaient également se recueillir devant le monument.

Le Puits de Douarnenez

Ce puits de plan circulaire est décoré d’une torsade dans sa partie supérieure et d’une moulure classique à sa base. La margelle porte l’inscription « 1651 mire the : larour : p » de part et d’autre d’un calice sculpté.

Les Plages

Possédant l’une des plus belles baies du monde, Douarnenez saura vous émerveiller par sa beauté et ses sites naturels protégés.

Le quartier balnéaire s’étend jusqu’à la plage des Sables Blancs où ont été construits les principaux hôtels. La seconde plage de Douarnenez est la plage Saint-Jean.

Au-delà des Sables Blancs, une petite route mène à la pointe de Leydé, haute de 50 mètres. On voit juste en face l’ouverture de la baie sur l’Océan, le cap de la chêvre et Morgat.

Cartes postales anciennes du Finistère